Quatre adolescents assis sur un mur et regardant leurs téléphones.

Rapport Norton Insights 2026 : les enfants connectés

L'évolution des risques en ligne pour les enfants en 2026

La fameuse discussion entre parents et enfants : l'IA rebat les cartes.

Le dialogue s'installe au sein des familles, et les parents passent déjà à l'action, même si de nouvelles préoccupations émergent autour de l'IA et des enfants. Autrefois centrées sur les inconnus et le temps d'écran, les conversations s'étendent aujourd'hui aux contenus générés par l'IA, aux communautés de jeux vidéo et à l'esprit critique, dans un monde où voir n'est plus croire. Cette édition du rapport Norton Insights explore l'évolution des risques en ligne pour les enfants, en mettant un accent particulier sur l'IA et leur sécurité en ligne, ainsi que sur l'adaptation des parents face à ces enjeux.

A man with a laptop sitting on a couch and talking to his son about Cyber Safety.
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Afin de mieux cerner l'évolution de la vie numérique des enfants et des parents, notamment à la croisée de l'IA et de la sécurité des enfants, Norton a commandé une enquête menée auprès de 13 003 personnes dans 12 pays, entre mai et juin 2026.* Voici ce que nous avons découvert.

Principaux enseignements mondiaux

81 %

81 % des parents d'enfants de moins de 18 ans, tous marchés confondus dans notre étude, se sentent à l'aise pour parler à leurs enfants des risques en ligne.

75 %

75 % des parents craignent que l'IA puisse être utilisée pour créer de fausses images ou conversations impliquant leur enfant, et 49 % ont déjà pris des mesures pour réduire les risques liés à l'IA pour leurs enfants.

54 %

54 % des parents dont les enfants jouent à des jeux avec chat intégré déclarent que leur enfant a dialogué avec un inconnu ; 29 % indiquent que leur enfant a été encouragé à poursuivre la conversation sur une autre plateforme.

Les risques numériques auxquels les enfants sont confrontés : vue d'ensemble mondiale

Cette étude couvre 12 pays : Australie, Brésil, Chili, Colombie, République tchèque, France, Allemagne, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et États-Unis. Consultez les cartes du monde ci-dessous pour une analyse pays par pays des indicateurs clés. Découvrez dans quel pays les parents sont les moins confiants quant à la capacité de leur enfant à identifier les contenus générés par IA (Japon), et dans quel pays ils sont les plus susceptibles de déclarer que leur enfant a été victime de cyberharcèlement (États-Unis).

Un constat s'impose dans tous les pays : les parents se sentent généralement à l'aise pour parler de l'IA avec leurs enfants, même dans les pays où les préoccupations concernant cette technologie sont les plus élevées. Si les attitudes varient selon les pays, le défi global reste remarquablement similaire.

Carte du monde indiquant le pourcentage de parents se sentant à l'aise pour parler des risques en ligne à leurs enfants (parmi les parents d'enfants de moins de 18 ans) : 89 % au Brésil, 87 % en Colombie, 86 % au Mexique, 86 % au Royaume-Uni, 85 % aux États-Unis, 84 % au Chili, 84 % en France, 83 % en Australie, 77 % en Nouvelle-Zélande, 70 % en Allemagne, 64 % en République tchèque et 53 % au Japon.
Carte du monde indiquant le pourcentage de parents préoccupés par l'utilisation de l'IA pour créer de fausses images ou conversations impliquant leur enfant (parmi les parents d'enfants de moins de 18 ans) : 85 % au Brésil, 83 % au Mexique, 82 % en Colombie, 80 % au Chili, 76 % en Australie, 75 % en Nouvelle-Zélande, 73 % en France, 71 % au Royaume-Uni, 67 % au Japon, 67 % aux États-Unis, 61 % en Allemagne et 61 % en République tchèque.
Carte du monde indiquant le pourcentage de parents ayant pris des mesures pour réduire les risques liés à l'IA pour leurs enfants (parmi les parents d'enfants de moins de 18 ans) : 59 % au Brésil, 59 % en Colombie, 58 % aux États-Unis, 57 % au Chili, 53 % au Mexique, 51 % au Royaume-Uni, 42 % en Australie, 42 % en République tchèque, 40 % en Allemagne, 38 % en France, 36 % en Nouvelle-Zélande et 23 % au Japon.
Carte du monde indiquant le pourcentage d'enfants ayant dialogué avec un inconnu par message vocal ou texte (parmi les parents d'enfants de moins de 18 ans dont l'enfant joue à des jeux en ligne avec chat) : 64 % aux États-Unis, 62 % en Allemagne, 61 % au Brésil, 59 % au Japon, 53 % en France, 52 % au Chili, 52 % en République tchèque, 51 % en Colombie, 51 % au Royaume-Uni, 50 % au Mexique, 49 % en Australie et 49 % en Nouvelle-Zélande.
Carte du monde indiquant le pourcentage de parents ayant appris que leur enfant était victime de cyberharcèlement parce que l'enfant le leur a dit (parmi les parents d'enfants de moins de 18 ans dont l'enfant a été victime de cyberharcèlement) : 54 % au Royaume-Uni, 53 % au Brésil, 53 % en République tchèque, 53 % au Mexique, 46 % aux États-Unis, 44 % en France, 35 % au Chili, 33 % en Colombie, 28 % en Allemagne et 27 % en Australie. Le Japon et la Nouvelle-Zélande sont exclus du fait d'un échantillon de taille insuffisante.
Carte du monde indiquant le pourcentage de parents qui ne sont pas confiants dans la capacité de leur enfant à distinguer le contenu réel du contenu généré par IA (parmi les parents d'enfants de moins de 18 ans) : 57 % au Japon, 54 % en France, 51 % en Colombie, 51 % en Allemagne, 49 % au Brésil, 49 % en République tchèque, 44 % au Mexique, 44 % en Nouvelle-Zélande, 43 % au Chili, 40 % au Royaume-Uni, 36 % en Australie et 32 % aux États-Unis.
Carte du monde indiquant le pourcentage de parents ayant remarqué que leur enfant se tourne vers des outils basés sur l'IA pour trouver de la compagnie, engager des conversations, obtenir des conseils ou un soutien émotionnel (parmi les parents d'enfants de moins de 18 ans) : 41 % aux États-Unis, 39 % au Brésil, 39 % en République tchèque, 39 % en France, 38 % au Chili, 38 % en Colombie, 37 % au Japon, 37 % au Mexique, 30 % en Allemagne, 30 % au Royaume-Uni, 28 % en Australie et 16 % en Nouvelle-Zélande.
Carte du monde indiquant le pourcentage de parents déclarant que leur enfant a été victime de cyberharcèlement (parmi les parents d'enfants de moins de 18 ans) : 25 % aux États-Unis, 19 % au Mexique, 17 % au Brésil, 14 % au Chili, 13 % en Colombie, 13 % en France, 13 % en Allemagne, 12 % au Japon, 11 % en Australie, 11 % au Royaume-Uni, 10 % en République tchèque et 9 % en Nouvelle-Zélande.

Les parents adoptent de meilleures habitudes en ligne

Nos résultats indiquent que les parents sont impliqués. Dans tous les marchés, y compris aux États-Unis, la plupart des personnes interrogées déclarent se sentir à l'aise pour aborder les risques en ligne avec leurs enfants. Face à l'ère de l'IA, de nombreux parents ont déjà adopté des mesures concrètes, et les enfants se tournent avant tout vers eux lorsqu'ils sont victimes de cyberharcèlement. Ces résultats suggèrent que de nombreuses familles disposent déjà des bases nécessaires pour aborder les défis à venir, même si la question reste ouverte.

Les parents ont la fameuse discussion

81 % des parents, tous marchés confondus, se sentent à l'aise pour parler à leur enfant des risques en ligne tels que les escroqueries, les inconnus et les contenus inappropriés, contre 84 % en France.

Un graphique à deux barres montrant dans quelle mesure les parents se sentent à l’aise pour parler à leur enfant des risques en ligne : tous marchés confondus, 81 % se sentent à l’aise, 6 % ne se sentent pas à l’aise et 13 % ne se sentent ni à l’aise ni mal à l’aise. En France, 84 % se sentent à l’aise, 4 % ne se sentent pas à l’aise et 12 % ne se sentent ni à l’aise ni mal à l’aise.

Comment les parents ont pris connaissance du cyberharcèlement pour la première fois
Parmi les parents dont l'enfant en a été victime

Tous les marchés

France

Mon enfant me l'a dit

43 %

44 %

Je l'ai découvert moi-même

25 %

31 %

Un ami de mon enfant me l'a dit

8 %

2 %

Un membre de ma famille me l'a dit

8 %

8 %

Un enseignant ou un responsable scolaire me l'a dit

8 %

2 %

Un parent ou un membre de la famille d'un autre enfant me l'a dit

6 %

10 %

Favoriser des conversations ouvertes sur la sécurité en ligne peut encourager les enfants à s'exprimer. Parmi les parents dont l'enfant a été victime de cyberharcèlement, 43 % des personnes interrogées, tous marchés confondus, ont déclaré en avoir été informées par leur propre enfant, la source la plus fréquemment citée. Ce chiffre s'élève à 44 % en France.

Introducing the Bots & the Bees

Les enfants et l'IA

L'IA redéfinit ce que les enfants voient, partagent et vivent en ligne. Notre série Les enfants et l'IA offre des conseils pratiques pour aider les familles à s'adapter à ces changements et à protéger la vie numérique des enfants.

Découvrez pourquoi le partage de photos par les parents devient de plus en plus risqué, comment parler à vos enfants des inconnus en ligne, comment les sensibiliser à l’IA et comment gérer leur accès aux plateformes.

Trois façons dont les risques en ligne pour les enfants évoluent

De nombreux parents ont bâti une solide base de confiance et de communication ouverte. Mais les risques auxquels les enfants sont exposés en ligne évoluent rapidement. Les contenus générés par IA compliquent la distinction entre réel et fictif, les chats de jeux vidéo peuvent mettre les enfants en contact avec des inconnus, et le cyberharcèlement demeure une menace. Les résultats ci-dessous montrent où ces nouveaux risques émergent et pourquoi les discussions sur la sécurité en ligne doivent suivre le rythme.

L'IA transforme l'expérience des enfants sur Internet

Les comptes générés par IA, les faux contenus et l'usurpation d'identité basée sur l'IA (autrement dit les deepfakes) s'ajoutent désormais aux cyberharceleurs et aux inconnus comme sources potentielles de danger en ligne pour les enfants. Il devient de plus en plus difficile pour les personnes de tous âges, et pour les enfants en particulier, de savoir ce qui est réel, avec qui ils dialoguent vraiment, et si l'on peut faire confiance aux informations.

Une jeune fille sur son téléphone.

Les parents commencent à prendre conscience de la relation parfois préoccupante entre l'IA et les enfants. Dans l'ensemble des marchés, 46 % des personnes interrogées n'étaient pas convaincues que leur enfant était capable de distinguer les contenus générés par IA des contenus réels.

Les contenus artificiels soulèvent également de nouvelles préoccupations quant aux dangers du partage de photos par les parents à l'ère de l'IA, car des photos accessibles au public peuvent être modifiées ou détournées par des inconnus d'une manière que les parents n'avaient pas anticipée lorsqu'ils les ont partagées pour la première fois.

Les préoccupations des parents concernant l'IA

Tous les marchés

France

Pas certains que leur enfant soit capable de faire la différence entre un contenu généré par l'IA et un contenu réel.

46 %

54 %

Pas certains que leur enfant comprenne que les outils d'IA peuvent produire des informations incorrectes ou trompeuses.

34 %

37 %

Préoccupés par le fait que l'IA pourrait être utilisée pour créer de fausses images ou conversations impliquant leur enfant.

75 %

73 %

Ont remarqué que leur enfant se tourne vers des outils basés sur l'IA (comme ChatGPT ou d'autres chatbots) pour trouver de la compagnie, dialoguer, obtenir des conseils ou un soutien émotionnel qu'il irait normalement chercher auprès d'une personne.

35 %

39 %

Les parents n'ont pas besoin de connaissances techniques pour contribuer à combler ces lacunes. Les experts en risques numériques auxquels sont exposés les enfants recommandent de s'exercer ensemble sur une question simple : « Comment savoir si c'est réel ? ». Se poser cette question en regardant une vidéo, en lisant un message ou en visionnant une image peut aider les enfants à prendre l'habitude de marquer une pause avant de faire confiance à un contenu ou d'y réagir. Notre guide sur la sensibilisation des enfants à l'IA propose d'autres pistes concrètes pour engager le dialogue sur ce sujet.

Photo de Leyla Bilge.

Leyla Bilge
Responsable mondiale de la recherche sur les escroqueries chez Norton

« Depuis des années, les parents apprennent à leurs enfants à reconnaître les inconnus en ligne. Mais avec l'IA, la nature même du danger en ligne évolue.

De l'utilisation abusive et de la modification de photos postées ou partagées aux bots IA agissant comme cyberharceleurs ou se faisant passer pour des sources fiables, de nouveaux risques font leur apparition et les parents doivent donc mettre à jour leur façon d'aborder la sécurité en ligne. »

Confiance élevée, exposition réelle

Même si les parents se sentent à l'aise pour parler de sécurité en ligne, la vie numérique de leurs enfants ne se déroule pas toujours dans le cadre de ces conversations. À mesure que les enfants gagnent en autonomie en ligne, ils testent les limites, trouvent des manières de contourner les règles et prennent des décisions sans la présence d'un parent.

Cet écart devient d'autant plus important que les enfants obtiennent leur premier smartphone personnel, généralement vers l'âge de 12 ans dans le monde et en France (selon les résultats de notre enquête). De l'utilisation après l'heure du coucher au partage d'informations personnelles avec des inconnus, les comportements ci-dessous illustrent comment de simples écarts aux règles et des risques en ligne plus sérieux peuvent se recouper.

Graphique à barres illustrant les comportements en ligne que les parents ont observés chez leurs enfants : utilisation de leur appareil après l'heure du coucher ou une heure désignée (35 % dans l'ensemble des marchés contre 40 % aux États-Unis) ; accès à une plateforme de réseaux sociaux ou à un site web que les parents pensaient avoir bloqué (20 % dans l'ensemble des marchés contre 22 % aux États-Unis) ; visionnage de contenus explicites (14 % dans l'ensemble des marchés contre 23 % aux États-Unis) ; partage d'informations privées ou de données personnelles avec un inconnu (12 % dans l'ensemble des marchés contre 20 % aux États-Unis) ; cyberharcèlement d'autres enfants (6 % dans l'ensemble des marchés contre 12 % aux États-Unis).

À l'ère de l'IA, la sécurité des enfants en ligne est une conversation permanente

Les parents parlent déjà à leurs enfants de sécurité en ligne, mais les risques auxquels ils sont confrontés évoluent plus vite qu'une simple conversation ne peut couvrir. La protection la plus efficace ne repose pas sur une seule discussion parfaite, mais sur une habitude régulière de dialogue, de remise en question de la réalité des choses et d'aide apportée aux enfants pour qu'ils reconnaissent quand les interactions en ligne ne leur semblent pas normales.

Pour une protection supplémentaire, le logiciel de Cybersécurité pour les familles aide les parents à définir des limites de temps d'écran, à superviser l'utilisation du web et des applications par leurs enfants, et à obtenir des informations sur leur comportement en ligne.

Remarque sur la méthodologie

*Cette étude a été commandée par Gen (la société derrière Norton) et menée en ligne par Dynata sur 12 marchés : les États-Unis, le Royaume-Uni, le Brésil, la Colombie, le Chili, la France, l'Allemagne, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la République tchèque, le Japon et le Mexique, du 22 mai au 19 juin 2026. 13 003 adultes âgés de 18 ans et plus (environ 1 000 répondants par marché) ont été interrogés. Les 2 001 répondants du Royaume-Uni ont été pondérés à la baisse afin que chaque marché ait le même poids. Les données sont pondérées par âge, genre et région afin d'être représentatives à l'échelle nationale.

Dans ce rapport, les mentions de parents font référence aux parents d'enfants de moins de 18 ans, représentant 39 % des adultes interrogés sur l'ensemble des marchés.

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