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Sécurité des enfants

Le harcèlement en ligne, plus répandu qu'hors ligne.

20 avril 2022


Le cyberharcèlement est un sujet qui a fait la une de nombreuses actualités bien que  ce ne soit que la version moderne d'une mauvaise pratique connue de tous.  Malheureusement, le harcèlement et l'intimidation font partie de l'existence humaine  depuis des temps immémoriaux. C'est pourquoi il n'y a rien de surprenant à ce que ce  comportement connaisse une nouvelle jeunesse sur les différentes plates-formes de  réseaux sociaux.

Mais qu'est-ce qui a rendu le harcèlement en ligne encore plus cruel que son prédécesseur hors ligne ?

Le cyberharcèlement utilise des technologies comme les téléphones mobiles et Internet pour harceler et intimider une victime. Cela peut provoquer de l'anxiété, de la  dépression, voire de l'automutilation chez les victimes. Pour les plus jeunes qui grandissent à l'ère du numérique, il peut être difficile d'y échapper tant ils y sont  confrontés.

Avant l'ère d'Internet, l'intimidation prenait fin une fois que vous aviez quitté un cadre  ou une situation particulière ; cependant, le cyberharcèlement est constant. Avec plus  de 25 % des adolescents et des pré-adolescents exposés à un harcèlement répété via  leurs téléphones ou via Internet, le harcèlement peut se poursuivre 4 heures sur 24.

Les jeunes ne sont pas les seuls à en pâtir. Les adultes eux aussi peuvent être exposés à des abus permanents sur les réseaux sociaux ou sur d'autres plates-formes en ligne. On entend habituellement parler du problème lorsqu'une célébrité est forcée de fermer  ses comptes sur les réseaux sociaux en raison des abus qu'elle subit, mais des  personnes ordinaires découvrent tous les jours qu'Internet peut être un endroit  hostile. 

Qu'est-ce qui fait du harcèlement en ligne un  tel problème ?

L'anonymat derrière l'écran

L'anonymat facilite grandement le harcèlement en ligne pour ses auteurs. Pouvoir  utiliser de faux profils ou des numéros privés leur permet de choisir leurs victimes sans dévoiler leur identité.

Les harceleurs pensent être protégés s'ils utilisent un faux nom ou un faux compte  pour attaquer les autres. Le dégagement de responsabilité favorise le développement  du cyberharcèlement dans la culture en ligne. Mais les activités sur Internet peuvent  toujours être tracées, même en utilisant un compte avec un faux nom. Il est parfois possible de remonter jusqu'aux harceleurs grâce à des adresses e-mail ou des  adresses IP.

Les conséquences sont moins évidentes

Les harceleurs en ligne ne voient pas comment réagissent leurs victimes dans la vraie vie, ce qui ne leur permet pas de constater les réels ravages qu'ils peuvent causer. Des  études ont également montré que les jeunes qui sont auteurs de cyberharcèlement font preuve de moins d'empathie que ceux qui ne s'y adonnent pas.

Les jeunes peuvent ne pas se rendre compte des effets à long terme de leurs actions  sur la victime, particulièrement s'ils harcèlent quelqu'un qu'ils n'ont jamais rencontré.

L'impact du cyberharcèlement sur les victimes peut être d'autant plus important car il  est exposé à un vaste public. Les harceleurs peuvent poster en ligne des choses qui  hanteront la victime pendant des années mais eux peuvent oublier ces actions très  rapidement. Ce manque de réalisation facilite le cyberharcèlement car on ne pense pas aux conséquences de ses actes.

Il est plus difficile à repérer

L'une des difficultés avec le cyberharcèlement est qu'il peut être difficile à retracer ou à  mesurer, particulièrement par rapport aux jeunes. Le harcèlement classique peut  souvent être repéré par les parents, les enseignants ou les personnes en position  d'autorité. Le cyberharcèlement peut laisser de profondes cicatrices mais le problème  peut être difficile à repérer, particulièrement si la victime refuse de le signaler.

Cela peut être difficile pour les parents de s'attaquer au problème, surtout s'ils ne  savent pas qu'un problème existe. L'un des meilleurs moyens pour les parents de  surveiller la vie numérique de leurs enfants est la communication. Ayez des discussions sur leurs activités en ligne et soyez attentif aux comportements inquiétants qui euvent  indiquer qu'il y a un problème.

Suivre ses enfants sur les réseaux sociaux est un moyen de garder un œil sur les signes  indiquant qu'ils font l'objet de harcèlement et de s'assurer qu'ils ne pratiquent pas eux- mêmes le harcèlement.

Le harcèlement est un cercle vicieux

La notion de victimes de harcèlement n'est pas une nouveauté. Elle décrit des  personnes qui sont victimes de harcèlement dans une situation donnée, mais aussi  ceux qui pratiquent le harcèlement dans une autre situation.

Il n'est pas rare de voir des victimes de harcèlement essayer de regagner leur confiance en eux en harcelant d'autres personnes à leur tour. Il peut s'agir de victimes en ligne  comme dans la vraie vie. Pour se défendre de leur propre expérience, ils se mettent à  harceler à leur tour et Internet leur offre tout un éventail de victimes potentielles sur  qui passer leurs frustrations.

Si un jeune sur trois a été exposé à des menaces en ligne, cela fait beaucoup de  personnes qui ont été harcelés ou victimes de mauvais traitements sur Internet. Et les  risques que le pourcentage de ces victimes augmente avec le temps sont extrêmement élevés.

Les victimes de harcèlement peuvent se trouver dans un cercle vicieux de harcèlement en ligne qui affecte leur santé psychologique et physique. Une étude montre que les  jeunes qui sont à la fois victimes et auteurs de harcèlement en ligne présentent des degrés de dépression, d'abus de substances illicites ou de problèmes comportementaux plus élevés que les personnes qui sont simplement des  victimes de harceleurs.

La pression des pairs sur Internet

Beaucoup de harceleurs en ligne pensent que harceler les autres est quelque chose  d'amusant, et ils y sont encouragés par des amis, des pairs ou par des étrangers.  Certains étudiants ont admis que la pratique du harcèlement en ligne leur donnait le  sentiment d'être « drôles, populaires et puissants ».

Le harcèlement est toujours une affaire de dynamique de pouvoir et de puissance, où  un fort harcèle un faible par le biais d'une intimidation physique, verbale ou sociale. Le  dicton à propos du nombre qui fait la force se vérifie complètement quand il s'agit de  mauvais traitements en ligne. C'est facile de se livrer au lynchage et un tas de gens  pensent qu'il n'y a aucun problème à maltraiter une cible aléatoire qu'ils n'ont jamais  rencontrée. 

Jon Ronson a exploré le concept du lynchage sur Internet dans son ouvrage « So  You've Been Publicly Shamed ». Ce livre examine la manière dont des gens peuvent se  faire lyncher sur Internet, en étant maltraités en ligne ou menacés pour leurs « crimes ».

Cette forme de harcèlement peut voir des cyberlyncheurs humilier et attaquer  publiquement des gens dont les actions leur semblent justifier leur harcèlement. C'est  l'équivalent moderne des humiliations publiques, mais avec des hashtags à la place des foules.

Il est facile de tomber dans un mouvement de lynchage lorsqu'un aussi grand nombre  de nos interactions numériques tournent autour de qui peut l'emporter dans une  discussion en ligne ou de qui peut asséner la répartie la plus méprisante. Le  cyberharcèlement n'est ni meilleur ni pire que son équivalent dans la vraie vie, mais il  continuera de proliférer tant que l'on n'aura pas compris qu'il y a une personne  humaine derrière chaque photo de profil ou nom d'utilisateur.

Si vous ou votre enfant faites l'objet d'un cyberharcèlement, contactez les autorités  compétentes, qu'il s'agisse d'un proviseur, d'un patron, ou de quelqu'un d'autre. Pour  des conseils généraux sur la façon de gérer le cyberharcèlement, consultez les sites https://education.gouv.fr/non-au-harcelement/je-suis-victime-de-harcelement-323011

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